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Une entreprise israélienne extrait des eaux usées une ressource valorisable.

La première unité commerciale de l’entreprise israélienne Applied CleanTech’s est logée dans un conteneur de 17 tonnes installé en contrebas de Safed, ville à flanc de colline du nord d’Israël. Elle filtre les eaux usées en amont de leur arrivée dans la station d’épuration municipale.

Le directeur d’Applied CleanTech’s, Refael Aharon, explique qu’en bout de chaîne, le dispositif recrache des granules de fibres de cellulose, matière présente dans de nombreux objets mis au rebut comme les lingettes pour bébés ou encore les fruits et légumes. Les eaux usées de Safed sont de couleur brun foncé à cause du ruissellement d’une usine de café des environs. Ces grains de café riches en fibre sont une manne pour le système d’Applied CleanTech.

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La matière des granules rappelle la peluche qui s’accumule dans les séchoirs à linge et elle complètement stérile, explique Aharon. Cette matière peut être utilisée dans des domaines très divers. Ainsi, les cartes de visite d’Aharon sont fabriquées avec un papier recyclé constitué en partie par ces fibres, mais pour l’essentiel, les granules de Safed sont vendus comme source de biocombustible.

Les eaux usées s’écoulent ensuite dans la station d’épuration principale pour un traitement plus complet. L’un des sous-produits des stations d’épuration est une boue qu’on utilise souvent comme engrais mais qui présente aussi des dangers, et dont le traitement est coûteux.

« Notre système permet aux unités de traitement des eaux usées d’effectuer une économie de 20 à 30% en réduisant leur consommation d’électricité et de produits chimiques, mais aussi la quantité de boue produite en fin de chaîne, » Aharon a-t-il expliqué à Reuters.