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Israël : L’eau au cœur des innovations technologiques dans la lutte contre le Covid19.

Israël exporte chaque année 2 milliards de dollars en technologies de l’eau.
L’avantage d’Israël sur le marché mondial de l’eau provient de ses connaissances et de ses expériences acquises depuis des années. En effet, Israël a dû faire face à de graves pénuries d’eau et à de nombreuses sécheresses en raison de ses besoins élevés en matière de développement et d’agriculture.

L’approvisionnement en eau potable, l’assainissement, la gestion des déchets, ainsi que les installations sanitaires sont essentielles pour prévenir et protéger la santé humaine chaque jour, et plus encore pendant l’épidémie de coronavirus.

Afin que les populations puissent disposer d’une quantité d’eau suffisante pour se laver les mains et ainsi faciliter la gestion du Covid-19, il est nécessaire de garantir à la fois un approvisionnement continu en eau et que de bonnes pratiques de gestion de conservation de l’eau. De ce fait, de nouvelles solutions innovantes sont nécessaires pour aider à combattre le coronavirus. Voici quelques-unes des meilleures technologies de l’eau en Israël :

Des chercheurs de l’université de Bar Ilan ont développé une technologie visant à produire de puissants désinfectants respectueux de l’environnement, à base d’eau du robinet, pouvant éliminer les bactéries et tuer les virus, y compris les microbes de la famille des coronavirus.

Ces désinfectants sont à la fois efficaces et sûrs à utiliser. Ils ne contaminent pas les eaux souterraines. La technologie fonctionne grâce à une série d’électrodes en forme de nanomètre dont la surface possède des propriétés uniques.
En effet, la rencontre entre l’eau et les électrodes donne naissance à une solution antibactérienne efficace contre les micro-organismes de type bactéries, virus et spores, tout en étant sans danger pour les macro-organismes (corps plus grands tels que les cellules de la peau).

L’entreprise Blue Green Technologies fondée en 2014, a quant à elle mis au point des solutions pour prévenir les proliférations d’algues nuisibles. Aujourd’hui elle compte des filiales aux USA et en Chine. Elle utilise son propre mélange d’algicides pour tuer les algues et empêcher leur réapparition, dans le respect de l’environnement. Les proliférations de cyanobactéries, des algues qui poussent de manière incontrôlée, produisent également des effets toxiques et nuisent aux animaux, aux oiseaux, à la vie marine, aux personnes et à l’écologie locale. Toutefois, ce n’est pas uniquement cette solution innovante qui permet à BlueGreen de lutter contre le problème des cyanobactéries. L’entreprise utilise également un système de surveillance en temps quasi réel basé sur l’imagerie satellite et l’analyse par intelligence artificielle qui lui permet de surveiller les grandes masses d’eau dans le monde entier, de détecter les efflorescences algales dès les premiers stades de leur développement et d’ainsi éviter qu’elles ne deviennent un problème.

Kando, créée en 2011, utilise l’internet des objets, soit des algorithmes avancés et des technologies d’intelligence artificielle pour permettre aux services d’assainissement de détecter en temps réel les anomalies de pollution et les blocages afin de maintenir l’hygiène et le fonctionnement des réseaux d’égouts. La solution de Kando, Clear Upstream, permet de connaître en temps réel les événements qui se produisent dans les réseaux d’assainissement. À l’aide de cartes en direct, de tableaux de bord en ligne et de messages textuels, l’entreprise examine les données recueillies et identifie les problèmes, les sources des événements et indique à ses clients où ils doivent agir. La solution de Kando permet aux villes de contrôler en continu et à distance la qualité de leurs eaux usées et de protéger la santé publique. Depuis début avril 2020, l’entreprise s’est intéressée au traçage du virus SARS-CoV-2 dans les eaux usées.

A ce propos, plusieurs scientifiques de l’université Ben-Gurion de Negev ont mis au point une nouvelle méthodologie pour tracer le virus du SRAS-CoV-2 dans les égouts et dans les systèmes de traitement des eaux usées. Lors de leur première série d’échantillonnage, ils ont pu déterminer que le virus est introduit par les déjections dans les eaux usées. Cependant, personne n’est encore sûr que le virus reste contagieux. Si cette nouvelle méthodologie est ajoutée aux tests de dépistage réguliers des eaux usées et des eaux d’égout, elle pourrait être utilisée à l’avenir pour déterminer l’étendue de l’épidémie actuelle et devenir un système d’alerte précoce pour les épidémies futures.

Références :
https://nocamels.com/